Men at Work

SORTIE LE 22 OCTOBRE 2013
Le Chant du Monde

Titolo_MenATwork

Le chant n’est pas que son : il est aussi parfum, volatil et enrobant – obsédant parfois.
Sa chimie poétique puise d’abord dans la vérité intime de celui qui l’émet ; elle s’enrichit ensuite en entrant en vibration dans l’air, en prenant flamme au contact du dehors, en se nourrissant de l’énergie de ceux qui l’écoutent. Les grandes voix, celles qui vous imprègnent et ne vous lâchent plus, ne sont pas celles qui font assaut de prouesses techniques ; ce sont celles qui, portées à leur plus juste degré d’humanité, témoignent de ce cheminement secret entre l’âme profonde qui les a vues naître et le vaste monde qui les reçoit.
Telle est la voix de Gianmaria Testa.
Dans le délicat mélange de chanson, de jazz, de rythmes latins ou de sonorités rock qui la soutient, elle exhale un parfum unique et troublant, où l’inouï le dispute étroitement au familier. L’écouter pour la première fois, comme les mélodies et les textes qu’elle convoie, c’est faire l’expérience peu commune d’une découverte aux accents de retrouvailles.
Ce double album a été enregistré par le Quartet durant la tournée Allemagne, Autriche et Luxembourg.

Même si l’on n’a jamais eu affaire à elle, elle est de celles qu’on peut instantanément reconnaître ; comme se reconnaît la voix d’un frère inconnu mais attendu, d’un frère qu’on n’espérait peut-être plus, et qui prodigue soudain la douce et intense surprise d’apparaître, et d’exister. Rappelons-nous notre première rencontre avec Leonard Cohen, Paco Ibañez, Roberto Murolo, Léo Ferré ou João Gilberto. Rappelons-nous comment leur singularité franche, sans filtres ni ambages, d’une beauté presque brutale, nous a littéralement embrassés. Et comment ils ont imprimé en nous la conviction qu’il n’est pas de don plus généreux, de geste plus bienveillant que d’être irréductiblement soi.
Gianmaria Testa, à sa manière distincte, perpétue cette tradition ; chez lui, de façon lointaine mais sûre, elle rappelle la tradition d’hospitalité, de bon accueil, que les paysans de son Piémont natal réservaient à l’étranger ou au vagabond qui passe.
Gianmaria Testa raconte qu’enfant, il fut comme soulevé de terre par la force magnétique du chant ; c’était un jour de fête, dans la cour de la ferme de ses parents. On imagine que cette révélation eut la déchirante fulgurance d’un vertige. Et le vertige s’est prolongé, creusé au fil du temps. Il s’est ancré au bénéfice de la pratique de la guitare, de l’usage du verbe, de l’apprentissage de l’écriture et du chant auprès de grands exemples comme Bob Dylan, Roberto Murolo, Fabrizio de André, Georges Brassens, Leonard Cohen… C’est en écoutant ces figures tutélaires que Gianmaria Testa a compris ce qu’était un classique : le chantre d’une modernité capable de s’inscrire dans le temps. Et c’est ainsi qu’en 2011, il pouvait dresser ce constat d’une grande limpidité : J’écrirai toujours des chansons, c’est sûr. Parce que ça, c’est une maladie qui ne s’arrête jamais. Cette poignée de mots résume l’approche d’un homme dont les préoccupations dépassent de loin le seul et banal souci de gérer une carrière. Depuis 1995 et son premier disque, Montgolfières, Gianmaria Testa a enregistré huit albums ; il a croisé d’innombrables et précieux compagnons de route (l’écrivain Erri de Luca, le trompettiste Enrico Rava, la pianiste Rita Marcotulli, le clarinettiste Gabriele Mirabassi) ; il a participé à une relecture jazz de l’oeuvre de Léo Ferré (F. – à Léo, avec notamment Paolo Fresu et Roberto Cipelli) ; il a donné à travers le monde quelques milliers de concerts, en solo, duo, trio, groupe… Mais c’est comme si, au fond de lui-même, il n’avait jamais tout à fait quitté la cour de ferme où, jadis, se joua sa vocation. La scène, pour lui, n’est pas le théâtre d’un jeu de rôles : elle est le lieu d’une célébration sans apparat, qui se joue d’homme à homme, de
regard à regard, de souffle à souffle. Dans l’éventail de ses nuances, elle semble transmettre l’écho persistant d’une fête de village, d’un air de banquet, d’un chant de lutte, d’une aubade intime – bref, de la musique telle qu’elle surgit, passe et s’efface dans le quotidien des hommes.

MenATwork

Les vingt-trois titres de Men at Work reflètent ce désir d’essentiel dans toute l’étendue de son registre expressif. Ici, on retrouve Gianmaria Testa dans l’élan collectif des concerts qui ont suivi la sortie de son album Vitamia (2011). De cet équipage soudé et attentif dans lequel brillent Giancarlo Bianchietti (guitares), Nicola Negrini (contrebasse) et Philippe Garcia (batterie), Gianmaria Testa refuse d’être le capitaine autocratique, imprimant seul la direction à suivre. Comme ses partenaires, il se laisse guider par les bonnes vibrations de l’écoute mutuelle, du partage des sensations, de l’improvisation à fines touches.
J’aime que chacun apporte sa pierre, je suis toujours curieux de cela. J’ai été sensibilisé par le fait de jouer souvent avec des musiciens de jazz, qui n’ont pas envie de répéter sempiternellement la même chose. J’apprécie et approuve d’autant plus la liberté de mes complices qu’elle reste dans l’esprit des textes que je chante.
La formule du Quartet, qui autorise densité et légèreté, prolonge la vive dynamique sonore qui parcourt Vitamia : les motifs acoustiques de Nuovo ou Dimestichezze d’amor se raccordent aux arcs électriques tracés par Lasciami andare ou encore Cordiali saluti, saillie mordante sur la rhétorique cynique des lettres de licenciement. Entre douceur et intempérance, empathie et colère, murmures complices et constats à froid, ces va-etvient permanents, puisant à la source commune d’une musicalité jamais démentie, se poursuivent tout au long d’un programme qui couvre près de vingt ans de chanson.
Les chansons de ce double album ont été enregistrées pendant une tournée en Allemagne, en Autriche et au Luxembourg. Au cours de ce périple, fleurissant partout au bord des routes, le panneau Men at Work – l’équivalent de notre « Attention travaux » – s’est imposé aux yeux et à l’esprit des musiciens du Quartet telle une image récurrente, un symbole caché peut-être. De fait, on peut imaginer ce que cette expression, Men at Work, a pu éveiller dans la conscience de ces quatre hommes ricochant de date en date, scène en scène, hôtel en hôtel. On peut aussi l’entendre comme une forme de rappel, léger et profond, de ce qui forge la condition des hommes qui, comme Gianmaria Testa, s’attachent à retranscrire ce qui fonde le métier de vivre – on pourrait dire « le chantier de vivre ». Car c’est un labeur, oui, dérisoire mais précieux, illusoire mais grandiose, que de consigner et faire palpiter dans des chansons ce qui, d’ordinaire, s’évanouit dans la
beauté cruelle de l’instant ou dans les rouages instables de la mémoire. Comment faire durer la fulgurance d’un éclair zébrant la peau humide d’un trottoir ? La grâce songeuse d’un regard qui se perd dans la lecture d’un ciel de traîne ? Les vapeurs d’une ville qui s’allume au couchant ? L’ombre d’un visage aimé qui s’éloigne ? Le souvenir brûlant d’un combat qui menace de s’éteindre ? Ce sont ces questions-là que Gianmaria Testa posent et reposent, inlassablement.
Au point de départ de mes textes, il y a souvent quelque chose de très personnel. Mais je ne peux pas en rester là sans que ça perde rapidement de son intérêt, y compris pour moi. Mettre l’émotion telle quelle dans une chanson, c’est prendre le risque qu’elle fasse très vite son temps… Le moyen de la prolonger, c’est de la rendre moins directe, plus large. Il faut pour cela en garder le noyau, et oublier peu à peu ce qu’il y a autour, comme par exemple les visages des gens dont tu parles. Il y a des chansons que j’ai écrites quand j’avais 18 ou 20 ans, et dont l’émotion est restée vivante parce que d’autres expériences sont venues s’y ajouter au fil du temps. C’est dans ce sens qu’il y a dans mon travail une évolution : dans cette envie de reprendre en main ce qui fait le coeur d’une chanson, et de le remettre à jour, encore et encore.

 

MUSICIENS

Gianmaria Testa voix guitares
Giancarlo Bianchetti guitares
Nicola Negrini contrebasse, basse électrique, Ukulele bas
Philippe Garcia batterie, Glockenspiele

Produit par Paola FarinettiProduzioni Fuorivia
Enregistré lors du Germany Live Tour / mixé au Only Music Studio Bruino (TO) de
Carlo Miori par Roberto Barillari (avril-mai-juin 2013)
Mastering chez Fonoprint – Bologna par Maurizio Biancani, assisté par Roberto
Bartilucci (juin-juillet 2013)

 

TRACKLISTING

Gianmaria Testa


"men AT WORK"


October 14th 2013



Produzioni Fuorivia/Egea/Harmonia Mundi


CD -


CD 1


#TitoloLength
1LE TRAIETTORIE DELLE MONGOLFIERE [play] [video] [lyrics]

LE TRAIETTORIE DELLE MONGOLFIERE

[cincopa AILATT7W6Ns6]
lasciano tracce impercettibili
le traiettorie delle mongolfiere
e l'uomo che sorveglia il cielo
non scioglie la matassa del volo
e non distingue più l'inizio
di quando sono partite
sopra gli ormeggi e la zavorra sono partite
tolti gli ormeggi e la zavorra
sono partite
a guardarle sono quasi immobili
lune piene contro il cielo chiaro
e l'uomo che le sorveglia
adesso non é più sicuro
se veramente sono mai partite
oppure sono sempre state lì
senza legami, colorate e immobili
così

anche noi, anche noi
con gli occhi controvento al cielo
abbiamo cercato e perso
le tracce del loro volo
dentro le nuvole del pomeriggio
nei pomeriggi delle città
ma chissà dove é incominciato tutto
chissà

anche noi, anche noi
con le mani puntate al cielo
abbiamo inseguito e perso
le tracce del loro volo
anche noi, anche noi
nelle nuvole del pomeriggio
nei pomeriggi delle città
ma chissà dove é incominciato tutto
chissà
5:44
2NUOVO [play] [video] [lyrics]

NUOVO

[cincopa AECAeT7r6Bq5]
nuovo come un giorno che non c’era
come la sera quando arriva già
nuovo com’è nuova la stagione
e nuovo il nome che la chiamerà
nuovo di promessa mantenuta
nuova la voce sconosciuta
che la tiene e la terrànuova questa mano che ti tocca
nuova la bocca che ti parlerànuovo da lasciare un gusto in gola
nuovo come una parola che non so
nuovo che se chiamo e non rispondi
molto forte, molto più forte
ti chiamerò

nuovo come un’altra volta ancora
per chi non c’era e non sapeva già

nuovo com’è nuova la canzone
per ogni voce che la canterà

nuovo che ti lascia un gusto in gola
nuovo come la parola che non so
nuovo che se chiamo e non rispondi
molto forte, sempre più forte
ti chiamerò
4:07
3DIMESTICHEZZE D’AMOR [play] [lyrics]

DIMESTICHEZZE D’AMOR

[cincopa AkJAyQrD6lm7]
come fosse per noi
un’altra luna si accende
e una pagina bianca
distende alla notte
da scrivere ancor
come fosse per noi
poi la notte si arrende
ma parole pretende
e carezze
dimestichezze d’amor

tu
mi sai dire una strada
solitaria una strada
che sia pronta per noi
per noi
che veniamo da casa
a incontrare una notte
che arresa ci guarda
e ci lascia passar

tu
me la inventi una strada
solitaria una strada
che sia giusta per noi
per noi
che partiamo da casa
a rubare alla notte
una pagina bianca
da scrivere ancor

come fosse per noi
un’altra luna si accende
ma parole pretende
e carezze
dimestichezze d’amor
3:30
4LELE [play] [lyrics]

LELE

[cincopa A4NAfQbv6Z57]
Lele si guarda soddisfatta
anche se tutti la credono perduta
e lo specchio le rimanda il volto
neanche lui non l’ha riconosciuta

sua madre lavorava duro
di certo non e morta per amore
di suo padre non ricorda niente
solo un’idea lontana di rancore

e poi ebbe fianchi larghi
e quattro bocche da sfamare
e la notte neanche i sogni
solo fantasmi da dimenticare

e adesso si guarda e ride
e i suoi occhi perdono colore
certo non avrebbe mai sperato
che la morte le portasse via il dolore

Lele si guarda soddisfatta
ora che tutti la dicono perduta
e lo specchio le rimanda il volto
neanche lui non l’ha riconosciuta
6:35
5CORDIALI SALUTI [play] [video] [lyrics]

CORDIALI SALUTI

[cincopa AgBA9S7b6ZP9]
grazie per la collaborazione
lei e stato un preziosissimo
collaborazionista
e non sara dimenticata mai
la grande abnegazione
e tutto il tempo speso
alla comune causa
e sempre nel futuro
ne puo star sicuro
si terranno in conto
gli alti insegnamenti
e poi la serieta, la versatilita
la grande umanita
piu che colleghi siamo stati
dei parenti
mi faccia poi sapere
con sua massima comodita
dove versare le spettanze
e quello che rimane
degli emolumenti

noi si voleva fare anche una festa
niente di cosi particolare
giusto un vino di commiato
pero si sa la sua riservatezza
e l’idiosincrasia a qualunque
forma o gesto di saluto
qualcuno l’ha creduta prepotenza
ma e soltanto perchè non
l’ha veramente conosciuto
cosi hanno incaricato me
di tutti quello che
le e stato sempre
nel lavoro
il collaboratore
piu fidato
e non s’incomodi a passare
che provvederemo noi
a farle avere effetti personali
e tutto quanto quello che
ha lasciato

io non ci riesco neanche a immaginare
tutto quel che potra fare
nel suo tempo senza piu padrone
lei tiene di sicuro una passione
un sogno, un desiderio antico
e finalmente si presenta l’occasione
potersi dedicare mani e cuore
a quello che soltanto ieri
era sembrata un’illusione
mi creda forse e vero
siamo uguali
pero sono le passioni
che ci rendono diversi e un po’ speciali
le allego alla presente, per visione
il conto di liquidazione
unitamente ai miei saluti
piu distinti piu sinceri e piu cordiali
5:08
6AQUADUB [play] [lyrics]

AQUADUB

[cincopa A0GAxRLv9dnd]
niente di niente
neanche la pubblicita
qui sul mio schermo
passa solo un po’ di umania
t’avevo vista
in un vestito a fiori e quadri
blu come l’acqua
di un acquario che mi hanno
portato bambino
e non ricordo niente
solo la cassiera bionda
e i pesci volanti
e poi mia madre che dice
non toccare niente
non toccare
niente
niente
2:06
7SOTTOSOPRA [play] [lyrics]

SOTTOSOPRA

molto di piu della terra sotto i piedi
qui mi mancano le voci e la citta
e poi mi manchi tu che non ti vedo piu
da quando sono qua

siamo saliti prima che finisse il turno
sopra il tetto della fabbrica a guardare
se dall’alto si vedesse finalmente
chi ci ha fatto licenziare

il primo giorno se n’e andato quasi in fretta
noi di sopra e gli altri sotto a questionare
ma di chi sono quelle facce sopra il tetto
e che cos’hanno da guardare

poi e arrivata sventolando la volante
e un bambino ha salutato da un balcone
prima che facesse notte si e piazzata
la televisione

no, non scendo
e non mi tira giu
neanche la tivu
no, non scendo
e vacci pure tu
davanti alla tivu

come passanti quando all’improvviso piove
stipati all’unico riparo di un portone
quelli di sotto si schiacciavano davanti
all’occhio della trasmissione

-io sopra il tetto ci ho rimasto anche un parente-
-per me la colpa e la delocalizzazione-
tutti volevano il microfono per dire qualche cosa
alla televisione

e mentre il buio si calava per le strade
e sui cancelli e le ringhiere di Torino
e si era spenta anche la luce del balcone
dove c’era quel bambino
3:49
818 MILA GIORNI [play] [lyrics]

18 MILA GIORNI

[cincopa AoDAMR7y9hFe]
ci sono stati giorni, Vitamia
che tutto aveva un nome
e di quel nome qualche voce
si prendeva liberta
e giorni cosi bianchi di parole accese
da non poterti dire come
tu trovameli adesso, Vitamia, trovali
portameli qua
e giorni cosi bianchi di finestre accese
e di parole nuove
tu cercali, Vitamia, cercali
portameli qua

ci sono stati giorni, Vitamia
che anche il giorno aveva un nome
e in quel nome qualche mano
si prendeva liberta
e giorni cosi lunghi e accesi
da non saperti dire come
tu trovameli adesso, Vitamia, trovali
portameli qua
e giorni cosi lunghi e accesi
di parole nuove
tu cercali, Vitamia, cercali adesso
portameli qua
4:26
9POLVERE DI GESSO [play] [lyrics]

POLVERE DI GESSO

[cincopa AEDAJQbz9Fde]
Io ogni mattina ascolto l'alba
e la sera il tramonto
e tutto il rumore che fa
e poi per ogni giorno che passa
faccio un segno su un muro
di questa città
perché non è il tempo che mi manca
e nemmeno l'età
Io ogni mattina quando parto
lascio aperta la mia porta
se qualcuno verrà
e poi metto polvere di gesso
sul pavimento di casa
per i passi che farà
perché quando c'è una porta aperta
di sicuro prima o dopo si sa

Io ogni sera quando torno
lascio delle tracce bianche
sulla polvere che sa
che qui non ci viene mai nessuno
e nemmeno per oggi
non ci sono novità
e poi richiudo la mia porta
per la notte e per il freddo che ci fa

Io ogni mattina ascolto l'alba
e la sera il tramonto
e tutto il rumore che fa
e poi per ogni giorno che passa
graffio un pezzo di muro
di questa città
perché non è il tempo che mi manca
e nemmeno l'età
5:03
10PREFERISCO COSI’ [play] [lyrics]

PREFERISCO COSI’

[cincopa AABA4RLd9hVg]
Preferisco così
senza troppo rumore
come quando si sta soli
dietro una porta a guardare che spiove
Preferisco così
senza niente da dire
che un amore si sa
prima o dopo rubato sarà
Preferisco così
che non c'è niente da fare
solo stare seduti
a una porta qualunque
a guardare che spiove
4:06
11LA GIOSTRA [play] [video] [lyrics]

LA GIOSTRA

[cincopa A0GA8SL89tLi]
ho fatto un sogno strano
un sogno del mattino
un sogno strampalato e veritiero
che mi svegliavo ed ero ancor bambino
partivo che il mio letto era un veliero

con da una parte il mare
dall’altra quasi niente
e nelle vele un soffio di tempesta
volavo sui cappelli della gente
gridavo al mondo
e il mondo era una giostra

tu dimmi se mi credi
e se mi credi aspettami perch?
se mai ritorno
ritorno da te
tu dimmi se mi credi
e se mi credi aspettami e cosi
se poi ritorno
ti trovo gia qui
la bocca di un cannone
sputava palle e fuoco
e c’era una gatto rosso a una finestra
guardava quasi come fosse un gioco
la gente che cadeva dalla giostra

cadeva per le strade
ma senza gran rumore
come le foglie al vento di novembre
e al gatto rosso s’intristiva il cuore
ma stava alla finestra come sempre

tu dimmi se
3:35

CD1

  • LE TRAIETTORIE DELLE MONGOLFIERE di G. Testa e F. Bertone (Editions Quai N° 3) 5’44’’

  • NUOVO di G. Testa (Edizioni Produzioni Fuorivia) 4’07’’

  • DIMESTICHEZZE D’AMOR di G. Testa (Edizioni Produzioni Fuorivia) 3’30’’

  • LELE di G. Testa (Editions Quai N° 3) 6’35’’

  • CORDIALI SALUTI di G. Testa (Edizioni Produzioni Fuorivia) 5’08’’

  • AQUADUB di G. Testa e P. Garcia (Edizioni Produzioni Fuorivia) 2’06’’

  • SOTTOSOPRA di G. Testa (Edizioni Produzioni Fuorivia) 3’49’’

  • 18 MILA GIORNI di G. Testa (Edizioni Produzioni Fuorivia) 4’26’’

  • POLVERE DI GESSO di G. Testa (Editions Quai N° 3) 5’03’’

  • PREFERISCO COSI’ di G. Testa (Editions Quai N° 3) 4’06’’

  • LA GIOSTRA di G. Testa (Edizioni Produzioni Fuorivia) 3’35’’

Gianmaria Testa


"men AT WORK"


October 14th 2013



Produzioni Fuorivia/Egea/Harmonia Mundi


CD -


CD 2


#TitoloLength
1HOTEL SUPRAMONTE [play] [lyrics]

HOTEL SUPRAMONTE

[cincopa AEAAAQL899mi]
E se vai all'Hotel Supramonte e guardi il cielo
tu vedrai una donna in fiamme e un uomo solo
e una lettera vera di notte falsa di giorno
poi scuse accuse e scuse senza ritorno
e ora viaggi vivi ridi o sei perduta
col suo ordine discreto dentro il cuore
ma dove dov'è il tuo amore, ma dove è finito il tuo amore.

Grazie al cielo ho una bocca per bere e non è facile
grazie a te ho una barca da scrivere ho un treno da perdere
e un invito all'Hotel Supramonte dove ho visto la neve
sul tuo corpo così dolce di fame così dolce di sete
passerà anche questa stazione senza far male
passerà questa pioggia sottile come passa il dolore
ma dove dov'è il tuo amore, ma dove è finito il tuo amore.

E ora siedo sul letto del bosco che ormai ha il tuo nome
ora il tempo è un signore distratto è un bambino che dorme
ma se ti svegli e hai ancora paura ridammi la mano
cosa importa se sono caduto se sono lontano
perché domani sarà un giorno lungo e senza parole
perché domani sarà un giorno incerto di nuvole e sole
ma dove dov'è il tuo cuore, ma dove è finito il tuo cuore.
5:30
2LASCIAMI ANDARE [play] [lyrics]

LASCIAMI ANDARE

[cincopa A8EAkQLe9ZYj]
non sono venuto per salutare
che io non lo conosco
il tono giusto del saluto
e nemmeno le parole
per la circostanza
e dove mettere le mani
dove guardare
quale muro della stanza
guardare
non sono venuto per salutare

non sono venuto per salutare
perchè io non lo capisco
il tempo giusto del saluto
che trova le parole
e toglie la distanza
e poi libera le mani
lascia guardare
di la del muro di una stanza
guardare
non sono venuto per salutare

non torneremo mai
sui nostri passi mai
non ci sara piu posto
neanche di nascosto
nei giorni andati mai

non torneremo piu
o solo a ricordare
che il tempo del ricordo
e il tempo del ritardo
e non fa ritornare
lasciami andare

non sono venuto per salutare
pero adesso lo riconosco
il tono giusto del saluto
e conosco le parole
per la circostanza
e posso stringere le mani
e riesco a guardare
qualunque muro di una stanza
guardare

non torneremo mai
4:49
33 /4 [play] [lyrics]

3 /4

[cincopa AUFAtQb69Vak]
volevo tenere per te
la luna del pomeriggio
volevo tenerla per te
perché è sola
com’è solo il coraggio
volevo tenere per te
la luce di quando fa giorno
volevo che fosse per te
anche l’attesa che diventa ritorno
volevo tenere per te
la più vera di tutte le rose
volevo tenerla per te
come tutte le cose

volevo tenere per te
una sola di tante stagioni
ma volevo tenerla per te
per te sola e tutti gli altri di fuori
volevo che fosse per te
anche l’ultimo fiato sospeso
volevo tenerlo per te
questo fuoco ch’è acceso

volevo tenere per te
la luna del pomeriggio
volevo tenerla per te
perché è sola
com’è solo il coraggio
volevo tenere per te
la più vera fra tutte le rose
volevo tenerla per te
come tutte le cose
5:23
4SEMINATORI DI GRANO [play] [lyrics]

SEMINATORI DI GRANO

[cincopa AQHA0T7F9hkm]
Seminatori di grano
sono arrivati che faceva giorno
uomini e donne all’altipiano
col passo lento, silenzioso, accorto
dei seminatori di grano
e hanno cercato quello che non c’era
fra la discarica e la ferrovia
e hanno cercato quello che non c’era
dietro i binocoli della polizia
e hanno piegato le mani e gli occhi al vento
prima di andare via
fino alla strada e con la notte intorno
sono arrivati dall’altipiano
uomini e donne con lo sguardo assorto
dei seminatori di grano
e hanno lasciato quello che non c’era
alla discarica e alla ferrovia
e hanno lasciato quello che non c’era
agli occhi liquidi della polizia
e hanno disteso le mani contro il vento
che li portava via
4:15
5RITALS [play] [lyrics]

RITALS

[cincopa A4AA8SrR9t4m]
eppure lo sapevamo anche noi
l’odore delle stive
l’amaro del partire
lo sapevamo anche noi
e una lingua da disimparare
e un’altra da imparare in fretta
prima della bicicletta
lo sapevamo anche noi
e la nebbia di fiato alle vetrine
il tiepido del pane
e l’onta di un rifiuto
lo sapevamo anche noi
questo guardare muto

E sapevamo la pazienza
di chi non si può fermare
e la santa carità
del santo regalare
lo sapevamo anche noi
il colore dell’offesa
e un abitare magro e magro
che non diventa casa
e la nebbia di fiato alle vetrine
e il tiepido del pane
e l’onta del rifiuto
lo sapevamo anche noi
questo guardare muto
5:18
6COME LE ONDE DEL MARE [play] [lyrics]

COME LE ONDE DEL MARE

[cincopa AQJAGT7g9xCq]
Ma certe nostre sere hanno un colore
che non sapresti dire
sospese fra l'azzurro e l'amaranto
e vibrano di un ritmo lento, lento
e noi che le stiamo ad aspettare
noi le sappiamo prigioniere
come le onde del mare,
come le stelle del mare.

si muovono e c'incantano le ore
di certe nostre sere
e sanno di partenza e di tramonto
e di sorvolare lento, lento
ma noi che le sappiamo prigioniere
non le possiamo liberare
come le onde dal mare
come le stelle dal mare
2:33
7LE DONNE NELLE STAZIONI [play] [lyrics]

LE DONNE NELLE STAZIONI

[cincopa AoKALTr-9p2q]
Le donne nelle stazioni
le donne c' a sempre uno che le aspetta
e quando arriva il trano è gia li
che sventola le mani
e se ne vanno via in compagnia
e ti sembrano diverse
e non si fermano più, non si fermano più
le donne delle stazioni,
e certe gonne come aquiloni nelle tempeste,
scure eleganze da cormorani
ombre di rosso sopra i capelli
e sulle mani
ma se ne vanno via in compagnia
e sono già diverse
e non si voltano più, non si voltano più

perchè le donne nelle stazioni,
tutte le donne c' è qualcuno che le aspetta
e cerca gli occhi dai finestrini,
non trova gli occhi
ma intanto sventola le mani
a se le porta via per compagnia
e gli sembrano diverse
ma non si fermano più
non si fermano più
3:39
8VOCE DA COMBATTIMENTO [lyrics]

VOCE DA COMBATTIMENTO

[cincopa AUGAnQbk9FSr]
Sento che hai messo
la tua voce da combattimento
per dirmi parole che conosco già
chissà perché dovrei star qui
ad ascoltarti

Esco che piove
guardo la gente e poi tutti gli ombrelli che muove
tutte le facce che fa in questa umidità
che annega stasera
la sera

Piove il temporale
piove pioggia e non parole
fra noi
piove e non fa male
è solo pioggia e non parole
fra noi
4:10
9NIENT’ALTRO CHE FIORI [play] [lyrics]

NIENT’ALTRO CHE FIORI

[cincopa A8CAISL_9Vvs]
...E poi viene un giorno
che a guardarlo passare
sembra il giorno di un altro
e di un altro le cose da fare
e di un altro la voce
e anche l'ombra sui muri
e di un altro anche i fiori
che ho preso per te

e sono fiori d'inverno
ma per un'altra stagione
oppure un altro ricordo
che adesso non so
nient'altro che fiori
cosa vorranno mai dire
a guardarli di nuovo
non dicono più

perché viene un giorno
che a guardarlo passare
sembra il giorno di un altro
e di un altro la vita da fare
e di un altro la voce
e anche l'ombra sui muri
e questi fiori d'inverno
che ho preso
per te
4:52
10AL MERCATO DI PORTA PALAZZO [play] [lyrics]

AL MERCATO DI PORTA PALAZZO

[cincopa AwCAKTr99lws]
Al mercato di Porta Palazzo fanno la fila, fanno la fila
le femmine da ragazzo fanno la fila, fanno l'andazzo.
E si lasciano indovinare sotto le gonne, sotto le gonne.
E si lasciano indovinare sotto le gonne, le gonne nere.
E sopra il molo del caricamento fanno la coda, fanno la coda
gli uomini da bastone fanno la coda sul cemento.
E si lasciano perquisire sotto le giacche, sotto le giacche.
E si lasciano perquisire sotto le giacche da ricucire.
Ma una mattina di luna d'inverno c'era la neve, c'era la neve
sulla piazza succede un inferno e tutti a chiedersi: ?e come e dove?.
Dalla coda del caricamento qualcuno grida, qualcuno grida
sulla piazza di Porta Palazzo fra le ragazze si rompe la fila.
E ce n'è una sdraiata per terra sopra la neve che svapora,
ce n'è una sdraiata per terra e tutte le altre le fanno corona.
E alle 7 e 45 era già nato era già fuori,
alle 7 e 45 l'hanno posato sul banco dei fiori.

?Mi favoriscano un documento?, dice la guardia appena che arriva
trafelata dal caricamento per vedere che succedeva.
?Favoriscano un documento e anche qualcosa da dichiarare
questo è un caso di sgravidamento sul suolo pubblico comunale?.
Ma documenti non ce ne sono e neanche qualcuno che dica niente,
solo la gente che tira e che spinge attorno ai garofani e alle gardenie.
Documenti non ce ne sono e quasi più niente da documentare,
solo che un giorno di luna d'inverno tutta la piazza ha voluto il suo fiore.

Ritorna la coda dal caricamento, torna la fila, torna l'andazzo
degli uomini da bastone, delle femmine da ragazzo,
che si lasciano perquisire sotto le giacche, sotto le giacche,
che si lasciano indovinare sotto le gonne, le gonne nere.
5:38
11COME AL CIELO GLI AEROPLANI [play] [video] [lyrics]

COME AL CIELO GLI AEROPLANI

[cincopa A4JAcRLi9dYt]
E se mai, come per caso
ti cercassero altre mani
e altre mani disegnassero
altre impronte su di te
come al giorno gli aeroplani
come i giorni su di me.
Marié, Marié, Marié

E se dalle strade accese
ti chiamassero altre voci
e altre voci confondessero
la mia voce dentro te
come l’acqua dentro all’acqua
dei ricordi che non ho
Mariè, Marié, Mariò

Questa notte non sarebbero canzoni
questa notte passerebbe di per sé
come al cielo gli aeroplani
come i sogni che non so
Mariè, Mariè, Mariò

questa notte non sarebbe di canzoni
questa notte passerebbe come se
solo il cielo agli aeroplani
solo i sogni che non ho.
4:16
12LA CA SLA COLIN-A [play] [lyrics]

LA CA SLA COLIN-A

[cincopa AoLAwTrw99mt]
La ca sla colin-a l'é bela
Maria la varda peui dis :
am piasrìa podèj catèla,
sarìa 'l mè paradis!
L'é bianca la ca sla colin-a,
l'é bianca come 'n linseul,
s'it la varde a smija ch' a grigna,
l'é pròpi la ca che a veul.

L'é gròssa la ca sla colin-a,
tante stansie con finestre e pogieuj,
starìo pròpi bin là ansima
mi, mè òm e ij mè fieuj.

Mè pare fasìa 'l murador
l'é mòrt ancora spòrch ëd càussin-a,
l'ha fala chiel la ca sla colin-a,
l'ha fala për quatr ësgnor.

E lor a ven-o d'istà
stan mach doi mèis peui van via,
la ten-o mach basta ch'a sìa
e mi a son sensa ca.

La ca sla colin-a l'é bela
Maria la varda peu dis :
mi podreu mai catèla,
për ij pòver a-i-é nen paradis!
5:44

CD2

  • HOTEL SUPRAMONTE di F. De Andrè e M. Bubola (Universal Music Publishing Ricordi) 5’30’’

  • LASCIAMI ANDARE di G. Testa (Edizioni Produzioni Fuorivia) 4’49’’

  • 3 /4 di G. Testa (Edizioni Produzioni Fuorivia) 5’23’’

  • SEMINATORI DI GRANO di G. Testa (Edizioni Produzioni Fuorivia) 4’15’’

  • RITALS di G. Testa (Edizioni Produzioni Fuorivia) 5’18’’

  • COME LE ONDE DEL MARE di G. Testa (Editions Quai N° 3) 2’33’’

  • LE DONNE NELLE STAZIONI di G. Testa (Editions Quai n. 3) 3’39’’

  • VOCE DA COMBATTIMENTO di G. Testa (Editions Quai N° 3) 4’10’’

  • NIENT’ALTRO CHE FIORI di G. Testa (Editions Quai N° 3) 4’52’’

  • AL MERCATO DI PORTA PALAZZO di G. Testa (Edizioni Produzioni Fuorivia) 5’38’’

BIS

  • COME AL CIELO GLI AEROPLANI di G. Testa (Edizioni Produzioni Fuorivia) 4’16’’

  • LA CA SLA COLIN-A di G. Testa (Editions Quai N° 3) 5’44’’

MUSICIENS:
Gianmaria Testa voix guitares
Giancarlo Bianchetti guitares
Nicola Negrini contrebasse, basse électrique, Ukulele bas
Philippe Garcia batterie, Glockenspiele
Produit par Paola Farinetti – Produzioni Fuorivia
Enregistré lors du Germany Live Tour / mixé au Only Music Studio Bruino (TO) de
Carlo Miori par Roberto Barillari (avril-mai-juin 2013)
Mastering chez Fonoprint – Bologna par Maurizio Biancani, assisté par Roberto
Bartilucci (juin-juillet 2013)