REVUE DE PRESSE “Da questa parte del mare”

Gianmaria Testa
Da questa parte del mare

CANADA

“… Gianmaria Testa sortira mardi son nouvel album, Da questa parte del mare. Les aficionados de l’artiste peuvent l’acheter les yeux fermés. C’est un bijou. Mais est-ce que Testa peut faire autrement ? »
Francis Hébert – “Voir”, 5 octobre 2006

“La voix de velours est toujours aussi délicatement éraillée. L’air est grave et le ton prête à l’intimité. Fidèle à ses habitudes, la cantautore du Nord Italien préfère le murmure et le chant chuchoté à l’électricité de la grande ville… L’auteur, lui, met en scène l’aventure forcée des nouveaux migrants… Le disque est thématique et franchement contemporain. De formidables vieux potes tels le clarinettiste Gabriel Mirabassi, l’accordéoniste Luciano Biondini et, pour quelques pièces, l’invité Bill Frisell accompagnent patiemment les déplacements, portent tristement les exodes, rockent sans trop d’emportement, chaloupent les traversées, leur donnent de l’atmosphère. Le ton est juste et lémotion bien rendue »
Yves Bernard– “Le Devoir” (Montréal), 13 octobre 2006

“… Pour chanter non pas ceux qui gagnent toujours, mais bien ceux qui ne se laissent pas abattre par les défaites, pour chanter le déracinement, Gianmaria Testa s’est entouré de musiciens exceptionnels, sans jamais désamorcer l’effort chansonnier…Le clarinettiste Gabriele Mirabassi, le trompettiste Paolo Fresu, les guitaristes Bill Frisell et Claudio Dadone, le batteur Philippe Garcia, l’accordéoniste Luciano Biondini, les contrebassistes Enzo Pietropaoli et Greg Cohen – qui assure la direction artistique de ce projet »
Alain Brunet – “La Presse”, 14octobre 2006

“Sur la pochette la photo de ces exilés anonymes marchant baluchon à l’épaule sur une route humide… C’est à eux, ces migrants de chemins de traverse, que s’adresse Gianmaria Testa à travers son magnifique nouveau disque. Le plus jazz de sa carrière (Bill Frisell, Fresu et Mirabassi), le plus abouti aussi. Da questa parte del mare c’est le grand thème de l’exode, de l’exil, du déracinement et des migrations modernes. On trouve beaucoup de tristesse et de destins échorchésdans ce textes si bellement ciselés qui parlent des semeur de blés au pas lents, des régards muets, de l’odeur des soutes et des papiers qu’on n’a pas. Testa, le poète des lumières douces, se montre géant et délicatement touchant dans cette pérégrination poétique et musicale. Pout tout amateur de chanson sensible, une route obligée»
Guillaume Bourgault- Côté – “Le Soleil”, 21 octobre 2006

“… Dans Da questa parte del mare (De cette partie de la mer), Gianmaria nous ch’ante merveilleusement une immense nostalgie, de touchantes complaintes, la ristesse des départs et de l’absence, les promesses brisées des terres promises… L’italien, comme le français, est langue multisyllabique et donc difficile à mettre en chanson, mais le chef de gare y arrive subliemnt, secondé par des musiciens hors pair, sutout le clarinettiste Gabriele Mirabssi. Blues, valse, flamenco, sérenade, tango : avec Gianmaria Testa la table est mise pour un fameux festin. D’autant plus que le chanteur a pris la peine d’inclure la traduction française de ses textes… »
Steve Bergeron – “La Tribune” (Scherbrooke), 21 octobre 2006

“La musique berce doucement comme la vague qui portera l’émigré jusqu’è des nouvelles terres. Tout est en arrière. Seule reste l’intimité. Et de formidables vieux complices comme le clarinnetiste Gabriele Mirabassi et l’accordéoniste Luciano Biondini ou, pour l’instant de quelques pièces, l’invité Bill Frisell. Mais la musique n’enterre pas les sentiments profonds de ceux qui sont partis pour ne plus revenir. Les textes lucides transmis par la voix subtilement rocailleuse de Testa débordent d’humanité. Un disque qui nous plonge dans l’univers des migrations forcées»
Y.B. – “Ici Montréal”, octobre 2006

“Encore un très beau disque, empreint de nostalgie, de déchirements refoulés, d’humeur bourrue, les poings serrés. Exprimé dans une langue lyrique, soutenue dans un tourbillon de notes, entre jazz piémontais et grunge rock, gracieuseté de Bill Frisell et Greg Cohen. On ne peut retenir son enthousiasme (Rrock) ou son admiration pour l’audace et l’évolution d’un genre, surtout régional jusqu’ici. C’est à Testa qu’on le doit et le meilleur reste sûrement à venir»
“Journal de Montréal” – octobre 2006

FRANCE

“Avec ce sixième album, le Piémontais gravit un échelon supplémentaire dans l’ordre des langages universels. A bonne distance des sources qui l’ont vu naitre (chanson italienne, folk, traditions latines), sa musique est devenue ce fleuve souverain, auquel des instrumentistes de renom (Bill Frisell, Greg Cohen, Paolo Fresu) apportent aujourd’hui un surcroit de limpidité. Elle irrigue ici une réflexion teintée de gravité et de rage sur les acteurs malheureux et méprisés des « migrations modernes ». Da questa parte del mare est une œuvre d’une folle humanité, où chaque relief instrumental, chaque inflexion vocale, chaque nuance poétique est un antidote à la froideur d’un temps qui a effacé l’hospitalité et la générosité de son code d’honneur »
Richard Robert – “Vibrations”, octobre 2006

« …Da questa parte del mare, son sixième album, aborde pour la première fois une thématique qu’on dira ‘politique’. Après avoir chanté l’amour, la richesse des pauvres, Gianmaria Testa évoque, en onze stations reliées entre elles par un fil rouge, la souffrance liée aux migrations modernes, au déracinement… Pas de dénonciation véhémente, de propos démagogiques ou de chant de consolation et de larmes dans Da questa parte del mare. Gianmaria Testa évoque le courage, la dignité, la rage parfois, avec ses mots propres… »
Pierre-Jean Crittin – “Vibrations”, octobre 2006

« … Les chansons peuplant cet album, pleines de désespérance, sont autant ‘d’avis émotifs’ sur ces humains en errance, avec une part d’autocritique. Les textes en italiens sont traduits en français sur le livret… Le disque a une tonalité nord-américaine. Même si l’italien ne délaisse pas les mélodies de son Piémont natal, l’une des deux grandes influences dans sa musique, avec accordéon ou clarinette, il privilégie ici sa seconde source d’inspiration : la musique populaire américaine. Gianmaria Testa a confié la production artistique de l’album à Greg Cohen, invité Bill Frisell qui pose son empreinte de guitariste lunaire country-jazz sur plusieurs chansons…. »
“AFP”, 11 octobre 2006

… Sa musique, ses chanso1ns ne ressemblent qu’à lui. Ce sont des poèmes modestes, qui regardent la vie, surtout ce qui se caches dans ses plis. Grand lecteur, Gianmaria Testa est devenu l’ami d’Erri De Luca… Les « invincibles » de notre temps, les migrants qui échouent sur nos rives jour après jour en quête d’un peu de pain et de liberté, sont les uniques héros de Da questa parte del mare, son nouveau disque, qui aurai pu aussi bien s’appeler ‘Est-ce qu’ainsi que les hommes vivent ?’ ».
B.L. – “Le Nouvel observateur”, 12 octobre 2006

Gianmaria Testa a mis presque 15 ans à faire éclore l’œuvre née de ce choc. Entre-temps il est devenu chanteur, un curieux chanteur italien faisant d’abord carrière en France, avec des disques dont la mélancolie s’ouvre ça et là sur de lumineux traits de bonheur. Depuis, il s’est constitué un public fidèle, charmé par ses chansons autant que par son personnage inclassable, fils de fermier piémontais, enregistrant son premier à 36 ans et retournant entre les tournées à son métier de chef de gare. Tout ce temps là, il a continué à penser à ces deux Africains échoués sur sa plage du sud de l’Italie…. Il raconte l’adieu à la terre natale, les peurs du voyage, l’angoisse du clandestin ou les espoirs perdus, avec sa guitare et son orchestration habituelle –accordéon, contrebasse, batterie- et aussi des interventions sensibles et pertinentes de grands noms du jazz d’aujourd’hui, comme le trompettiste Paolo Fresu ou le guitariste Bill Frisell… »
Bertrand Dicale – “Le Figaro”, 17 octobre 2006

« …Onze variations sur le thème des ‘migrations modernes’, où le Piémontais, plutôt que de prendre la posture avantageuse d’un protest singer, préfère jeter un regard aussi aigu que poétique sur une situation qu’il juge « insoluble »… Comme toujours chez lui, le propos est clair sans être banal. Son gout pour l’épure et sa rigueur de pensée s’expriment une fois de plus dans un disque qui, au lieu d’adopter une coloration world de bon aloi, s’abreuve aux deux sources qui irriguent depuis toujours son écriture : la tradition piémontaise et la musique américaine, représenté ici par les présences lumineuses du contrebassiste Greg Cohen et du guitariste Bill Frisell… »
Richard Robert – “Les Inrockuptibles”, 17 octobre 2006

Il chante d’une voix chaude et rocailleuse, l’amour, la tendresse, la dérision, mais aussi les injustices et les malheurs de notre époque. Sa musique très particulière n’est ni jazz ni blues ni latino, c’est la sienne ! Sa complicité avec les quatre musiciens talentueux qui l’accompagnent est perceptible. Un geste, un regard pour coordonner l’ensemble. C’est très inhabituel, cela surprend, mais c’est très agréable. La musique colle parfaitement aux paroles et à cette voix si riche et persuasive.
La plupart des textes de ses chansons sont dédiés à la migration moderne… Entre chaque chanson, il expose en quelques phrases ses sentiments, ses réflexions, ses révoltes… Rien ne manque pour créer cette intimité entre l’assistance et le chanteur… Il a toujours le ton juste, quand il clame sa révolte, sa tendresse ou son amour des autres… C’est vraiment un beau tour de chant plein de talent, de charme et de sensibilité que Gianmaria Testa propose au public ».
R. C-T – “La Presse de la Manche”, 17 octobre 2006

… Gianmaria Testa, qui présente ce soir et demain à l’Européen son sixième album –Da questa parte del mare- est un chanteur immense qui cherche de se faire petit… presque terrorisé par la vie d’artiste, se demande toujours s’il va lâcher un jour son métier de chef de gare… Tela di ragno, l’un de ses derniers titres, produit par Greg Cohen, accoucheur de Tom Waits et Elvis Costello, s’inscrit dans la meilleure poésie contemporaine, à la manière d’un Brassens. Mais ne dites pas à Gianmaria Testa qu’il a sa place à la table de ces maitres. Lui, veut juste que ses trains arrivent à l’heures lorsqu’il monte sur scène, pendant ses congés ».
Yves Jaeglé – “Le Parisien”, 20 octobre 2006

« D’abord c’est une voix douce, qui ne cherche pas à dissimuler. Elle est à l’image de Gianmaria Testa. Douce, mais convaincue. Elle dit une vérité…Puis il a abordé les sujets politiques et la voix devient un peu plus rauque. Le sixième album de l’artiste italien, Da questa parte del mare, s’inscrit dans cette logique. Il parle d’actualité et exprime une vérité : les migrations modernes ne sont pas si joyeuses que certains voudraient le faire croire, en France comme en Italie…»
Fabien Perrier – “L’Humanité”, 20 octobre 2006

Voilà un des albums importants de cette rentrée au demeurant chargée. L’italien Gianmaria Testa… nous a habitués à un travail d’orfèvre dans un registre où les mots ont un sens. Ce sixième album suit un fil rouge : l’histoire des migrations et les souffrances liées au déracinement. Conçu comme un roman du contemporain, l’album est marqué notamment par l’indignation qu’à provoquée chez Testa la façon dont les immigrés clandestins étaient traités. La couleur d’ensemble est plutôt sombre et les mots évocateurs. La direction musicale est assurée par Greg Cohen, aux accents du jazz qu’affectionne le chanteur. Une réalisation très soignée qui mérite tous les honneurs ».
Robert Migliorini – “La Croix”, 21 octobre 2006

… Une musique acoustique d’une qualité extrême, que le temps ne semble pas pouvoir marquer et où il chante la vie, l’amour, avec une poésie sensible et une délicatesse inouïe. Comme s’il était prudent avec le sens des mots et avec les mélodies, qu’il manie avec précaution… Lui chemine sur la route de la très grande chanson italienne, avec un album, Da questa parte del mare, paru chez Harmonia Mundi… »
François Delétraz – “Le Figaro Magazine”, 21 octobre 2006

« … Gianmaria Testa livre un album plus sombre que les précédents et s’en explique, sur scène, entre chaque chanson. Sans pose ni rébellion affectée.
Le petit homme de Cuneo, ville du Piémont, emporte le cœur du public par sa simplicité, sa voix éraillée réchauffe, envoûte, émeut. Même quand il fredonne (notamment sur Forse qualcuno domani), c’est magnifique. Soutenu par des percussions délicates et la clarinette sublime de Gabriele Mirabassi, soliste réputé, qui tantôt l’emmène au bord de l’abime, tantôt enfle jusqu’à l’ivresse, il ferme les yeux. Peut-être pour ne pas voir que le public l’applaudit, l’aime. Vrai modeste, Gianmaria Testa se défend d’être une star. La musique est simplement sa « manière à lui de dire l’indicible »… »
Sophie Conrard – “La Croix ”, 23 octobre 2006

… Le thème était complexe, casse-gueule même pour un chanteur amateur de mélodies douces. Gianmaria Testa l’aborde avec ce qu’il maitrise le mieux : la poésie et les sonorités rassurantes de la langue italienne… Plus rock, moins suave que ses prédécesseurs, Da questa parte del mare est le meilleur album de Gianmaria Testa. Sur scène, avec ses quatre musiciens, le chanteur dégage une énergie que l’on ne lui connaissait pas. Sans perdre une miette de sa gracieuse science de la mélodie. Perpétuel inclassable, Gianmaria Testa, sans fausse modestie, ne se considère pas comme un artiste… Et garde depuis toujours son emploi de chef de gare à Cuneo, dans le Piémont… »
Benjamin Chapon – “20 minutes”, 23 octobre 2006

Des chansons douces, presque mélancoliques, bercées par la voix chaleureuse et envoutante de Gianmaria Testa. Da questa parte del mare raconte ces gens d’Italie et d’ailleurs qui s’en vont sur les routes du monde, l’espoir accroché à leur pas »
“Télérama”, 25 octobre 2006

La voix est chaude, grave, par moment, un peu rocailleuse. Surtout quand il élève le ton. C’est d’ailleurs peu fréquent. Gianmaria Testa chante sa révolte en douceur. Lundi soir à la Salle Scalbert du Collège privé, il a fait un triomphe…. Des chansons écrites en italien. Ce qui importe peu. L’artiste explique au préalable en français ce qu’il va raconter… Dur le regard que jette sur le monde un Gianmaria Testa épris d’humanité. Et qui semble vouloir croire encore que rien n’est perdu. Alors un peu d’humour ici ou là achève de conquérir le public. Comme lundi soir»
Philippe Leroux – “La voix du nord”, 25 octobre 2006

Un chanteur italien comme on les aime : la voix rauque, séduisante, aux tonalités chaudes. Testa a définitivement conquis son public nordiste lundi soir…On alterne entre les larmes, submergé par l’émotion des chansons et le sourire, décroché par le charme, l’humour des interventions, ou le rythme du saxophone. Le chanteur italien s’est d’abord révélé en France avant de connaitre le succès dans son pays natal : un bon point pour le public français ! »
Bérangère Barret – “Nord Eclair”, 26 octobre 2006

« …S’intéressant ici aux migrations modernes (thème actuel s’il en est) ; Testa nous livre un album-concept d’une grande tenue, qui le voit accompagné de ses habituels collaborateurs (Gabriele Mirabassi, Philippi Garcia, Enzo Pietropoali) avec en invités de luxe Paolo Fresu et Bill Frisell. Une très belle évocation musicale et textuelle, comme toujours avec cet italien très attachant».
H.G. – “Start Up”, octobre 2006

« Gianmaria Testa signe avec Da questa parte del mare son projet discographique le plus ambitieux à ce jour. Cet album-concept, entièrement dédié aux thèmes des migrations modernes, parait marquer un tournant dans son parcours artistique… Pour l’accompagner dans ce voyage, Testa a placé son projet sous la direction artistique de Greg Cohen et invité le grand guitariste de jazz Bill Frisell, prodigieux inventeur de paysages. Mais que les fans du moustachu à la voix chaude se rassurent, Testa reste fidèle à lui-même. A son sens intact de la miniature, à ses belles mélodies, à ses mots qui tombent juste, à cet art jamais pris en défaut de la chanson… à la manière des deux grands modèle de sa jeunesse Brassens ou Leonard Cohen… Testa marche dignement dans leurs traces. Un géant discret de la chanson sans frontière.»
J-L Caradec – “La Terrasse”, octobre 2006

« Gianmaria Testa est un chanteur au destin heureux. Arrivé dans la profession à 37 ans, il enchaîne depuis les disques et les tournées, ravissant le public “d’Italie et de Navarre” … Musicalement, Gianmaria Testa se situe à la croisée de la chanson, du jazz, du blues, du rock, parfois. On voyage, aussi: tango, bossa, habanera ponctuent un concert aux influences pléthoriques. Le quatuor qui l’accompagne est largement à la hauteur. Par ailleurs, malgré tous les honneurs reçus par Gianmaria depuis quelque temps, le personnage demeure accessible, charismatique, drôle, bonhomme, attachant. Il explicite ses textes entre les chansons dans un français parfait. Il communique avec son public. On tombe sous le charme de cet Italien séducteur et facétieux. Mais cette légèreté ne dissimule pas un propos parfois militant, souvent grave, mais poétique, toujours. Son dernier CD Da questa parte del mare représente parfaitement cet aspect dénonciateur, conscient des réalités et rebelle des paroles de Testa. Proche d’un album concept, totalement dédié au thème des “migrations modernes” – volontaires ou involontaires, cet opus est plus mélancolique, grave, que ses précédents disques. Mais l’espoir, la poésie restent prégnants dans ces brûlots enflammés. Sur disque ou en concert, l’artiste est à découvrir, en tout cas »
Rémy Pellissier – “www. evene.fr”, octobre 2006

…S’intéressant ici aux migrations modernes (thème actuel s’il en est) ; Testa nous livre un album-concept d’une grande tenue, qui le voit accompagné de ses habituels collaborateurs (Gabriele Mirabassi, Philippi Garcia, Enzo Pietropoali) avec en invités de luxe Paolo Fresu et Bill Frisell. Une très belle évocation musicale et textuelle, comme toujours avec cet italien très attachant».
H.G. – “Start Up”, octobre 2006

« … De sa voix grave, un peu éraillée, il chante le déracinement, l’absolue nécessité de s’adapter au plus vite à des cultures qui sont étrangères ò l’originale, l’hostilité rencontrée sur la nouvelle terre d’accueil, la précarité, la souffrance… Si Testa peut aisément tenir la scène accompagné de sa seule guitare, force est de constater qu’en mélomane averti, il sait s’entourer de musiciens qui sortent de l’accompagnement basique. Ces derniers magnifient les textes en tissant une trame subtile autour du chanteur piémontais. Outre les fidèles compagnons de route, on jouit de la présence d’un clarinettiste d’une folle musicalité, Gabriele Mirabassi, du trompettiste Paolo Fresu, au jeu plein de retenue, et du guitariste américain Bill Frisell, qui apporte tant de spatialité à tous les projets auxquels il collabore. Ce disque pourrait devenir un classique de la chanson italien ».
Pierre Cury – “Mondomix”, novembre-décembre 2006

« Non seulement le disque est admirable pour les choix musicaux et vocaux de Gianmaria Testa, mais aussi et plus vivement encore par le sujet traité : l’immigration, la clandestinité et l’exil. Actualité douloureuse qu’il exprime avec une infinie sensibilité dans la voix et les mots. Sa poésie évocatrice s’approprie à merveille à ce chant du monde pris dans les affres du déracinement. Pur, simple et digne »
“L’Aisne”, 14 novembre 2006

« Soyons clairs : Gianmaria Testa a livré un bon concert, plein d’humanité et de désespérance… Gianmaria Testa entame son concert par la lecture d’un poème d’Erri De Luca, Valeurs, aux vers légers et à la chute brutale. Testa n’est pas quelqu’un de drôle, ce n’est pas Benigni, si on devait le rapprocher d’un membre de la grande famille italienne du cinéma, il faudrait plutôt chercher du côté de Moretti : le visage impassible, le poil avenant, l’élocution parfaite de ceux qui sont conscients de dire des choses importantes et qui souhaitent les faire entendre. Du coup, le public n’a qu’à bien se tenir, et s’il émet le souhait de rythmer une chanson par quelques claquements de mains timides, le chanteur les coupe volontiers dans leur élan en grognant : “Non non non, déjà qu’on [le groupe et lui-même] a du mal à suivre le rythme…” Le rappel sera encore l’occasion d’une assignation au silence : au retour de Gianmaria Testa sur scène, le public lance des titres de chansons désirées et de sa voix cassée, le chanteur déclare : “On va arrêter ça, je ne suis pas un juke box.” Puis, il se lance dans une version italienne du Gorille de Georges Brassens. Une reprise révélatrice. Le malaise de Gianmaria face à son public rappelle celui du grand Georges en pareille situation. Le regard dans les souliers, la volonté de se faire oublier derrière la musique et les mots. Avant chaque chanson, Testa explique au public dans un français impeccable, le thème de ses textes : les migrations, le traumatisme du déracinement, l’accueil hostile des immigrés par ses compatriotes, l’amnésie des Italiens en tant qu’anciens migrants. Face à des sujets aussi lourds, il reste peu de place pour la farce. Malgré tout, il essaie, et échange quelques plaisanteries avec son guitariste, ou le temps d’une anecdote, mais on le devine, sa présence a un autre but… »
Cédric Vigneault – “www.avoir-alire.com”, 21 novembre 2006

« Le dernier album de Gianmaria Testa, Da questa parte del mare, vient de sortir, ça faisait trois ans qu’on attendait notre chef de gare piémontais préféré ! Notre patience est récompensée. Onze chansons dédiées à un seul thème, ‘les migrations modernes’. Réfléxion poétique, ouverte et sans démagogie… Courez l’applaudir sur scène, puisqu’il est en tournée… »
“Charlie Hebdo”, 29 novembre 2006

« … Pour son sixième opus, le chanteur transalpin à l’inimitable voix grave, emprunte la voie du concept album… Ses onze compositions s’articulent ainsi autour des thèmes de l’exil, du déracinement vers des terres pas forcément accueillantes… Soit des chansons autour de ces ‘migrations modernes’ qui mettent en scène des hommes et des femmes en quête d’ailleurs. Sur ces textes souvent poétiques, la musique se fait souvent délicate et sensible grâce à des musiciens aussi subtils que Bill Frisell à la guitare ou Paolo Fresu à la trompette ».
«La Gazette », 7 décembre 2006

« Chanter les migrations est chose rare. Dans son sixième album, Da questa parte del mare, l’italien Gianmaria Testa relève ce défi sans démagogie. En onze chansons, il s’empare de ce thème avec finesse et sensibilité et exprime un ‘point de vue émotif’ sur ce phénomène dramatiquement d’actualité…Ce nouvel opus paraît plus sombre que les précédents… Recueil plus noir par le propos, mais tout aussi poétique et mélodieux. Propice à la réflexion, même…».
Fabien Perrier – « TGV Mag » – décembre 2006

« …Construit comme un roman, sur le thème des migrations modernes, les 11 titres décrivent le départ (Seminatori di grano), la traversée (Una barca scura), le débarquement (Tela di ragno), puis les affres par lesquelles passent les migrants… Les arrangements et les mélodies de Gianmaria Testa sont comme toujours très travaillés, mettant en relief les mots choisis de leur auteur. Da questa parte del mare, est un album plein d’humanité, en sélection FIP…».
Site Radio France – la Sélection FIP

« … Voyage, réflexion sur les migrations et évasion à l’italienne en un seul CD : est-ce possible ? Oui ! C’est Gianmaria Testa qui l’offre avec Da questa parte del mare. Un pur instant de poésie où l’émotion est garantie».
« L’Humanité » – Pages Noel, 14 décembre 2006

« A défaut de comprendre la poésie italienne qui parsème ce concept-album autour des migrations et des départs, on voyage sans souci par le seul bercement des ambiances que le chef de gare Piémontais a l’art de tracer avec sa guitare en bandoulière. Escorté de fins instrumentistes comme Paolo Fresu (trompette), Bill Frisell (guitare électrique) Pipon Garcia (drums et percus), mais encore violoncelle, accordéon, clarinette et petits oiseaux, l’attachant troubadour cisèle en artisan orfèvre un pur bijou de mélancolie, comme ce Ritals à l’émotion renversante».
« Les petites affiches de la Loire » – 18 décembre 2006

« Une longue année loin de la gare de Cuneo, dans le Piémont, un mélange de temps partiel et de congé paternité, plus de 150 dates de concerts à travers le monde… Et toujours le même étonnement face à ce qu’il refuse toujours de considérer comme un succès… Pourtant le public est au rendez-vous. Comme d’habitude, pour celui qui collectionne les louanges maximales de critiques du « Monde de la Musique », de « Télérama »…Déjà 42 dates. Cette tournée, Gianmaria Testa se l’offre pour la sortie de son album Da questa parte del mare. Un album ‘concept’ autour d’un seul thème, celui des migrations modernes…»».
Pascal Grassart – « La vie du rail » – 17 janvier 2007