ESTRATTI STAMPA ESTERI

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L’INDÉPENDANT

24 octobre 2007 Testa, le poète qu’on suivrait a bout du monde24OCT07————————————————————————————————————————————————-

TELERAMA

11 Janvier 2006 “Un refrain peut en cacher un autre”
par Martine Laval TELERAMA, 11 Janvier, 2006

“Un refrain peut en cacher un autre”

par Martine Laval refrain peut en cacher un autre

Gianmaria Testa, cheminot venu à la chanson sur le tard,
le troubadour du rail italien est un artisan des mots. Qui crée
des “non-spectacles” avec son ami écrivain
Erri De Luca.

Un homme à sa terrasse. Il fume lentement, regarde le
paysage. Les coteaux sont couverts de vignes rabougries –
lui dirait sans doute ” endormies “. Nuance. Ou poésie…
Le fumeur se nomme Gianmaria Testa. Il se rassasie de l’espace,
du calme, avoue n’avoir qu’une envie, rester chez lui, ici,
dans cette bâtisse toute en lumière. Demain, le
casanier sera sur les routes, pour deux concerts à Turin,
puis d’autres, ailleurs. Demain, il neigera fort, mais cela,
nous ne le savons pas encore. Il jette le mégot –
” mince, il fait froid ! “. On se réfugie à
l’intérieur. Nicola, le bébé, a échappé
au tabac. Il regarde, tout sourire, son papa. Un papa nounours,
chef de gare depuis vingt-trois ans à Cuneo, petite ville
du nord de l’Italie, aujourd’hui en ” congé paternité
” ; un papa auteur-compositeur-interprète, venu
à reculons dans le show-biz, et sur le tard (premier
CD à 36 ans) ; un homme qui approche doucement de la
cinquantaine et qui s’interroge, un peu fatigué : lequel
des deux boulots vais-je lâcher ?

Gianmaria Testa l’Italien est très à l’aise avec la langue
française. Il l’est aussi avec ses contradictions : il
les gère depuis si longtemps… ” J’aurais déjà
pu arrêter la gare, choisir la vie d’artiste. Je ne l’ai
pas fait pour une simple raison : qu’aurais-je répondu
à un type qui me demande ce que je fais dans la vie ?
Je chante ! Bah ! Chanter, disait mon père, c’est naturel,
pas un travail. Intermittent du spectacle, pour moi, ce n’est
pas un métier. Etre sur scène, c’est ridicule
! Cheminot, ça a plus d’allure. ” Fils de paysan,
Gianmaria sait que la terre n’a plus d’avenir. Il passe des
concours – banque, poste, est pris aux chemins de fer
en 1982. Il dit aimer ce travail – rigoureux –,
aimer les relations avec ses collègues, ” une confrérie
“non aseptisée”. Les cheminots, c’est du
sang, des gros mots. Les trains me collent à la peau.
Quand je suis à l’étranger, je les regarde d’un
œil professionnel. La nuit, les suicides auxquels j’ai
dû faire face me hantent. Je me réveille en sursaut
: ai-je bien activé le passage à niveau ? Je ne
suis pas certain de pouvoir écrire mon prochain disque.
Je suis sûr de continuer à bien guider les trains
“. Dans Montgolfières, son premier CD, enregistré
en 1995 à Amiens, le troubadour des chemins de fer murmure
sa solitude aux belles indifférentes qui passent sur
les quais : ” Les femmes dans les gares / Toujours quelqu’un
les attend / Elles s’en vont / Et ne se retournent pas. ”
D’une voix chaude qui s’éraille, Testa berce sa mélancolie,
apaise les tourments de passions anonymes : ” Ton amour
/ Amour / Est une cheminée d’usine / Rouge de briques
/ Rouge et droite au ciel / Qui perce la brume / Et le soir
” (Extra-muros, 2005).

Le soleil décline, jette des couleurs orange par la baie
vitrée. Gianmaria parle, parle. On dirait qu’il chantonne.
Il tient sa guitare contre lui. Ils sont faits l’un pour l’autre.
De temps en temps, quelques accords s’échappent, qui
viennent jouer avec ses paroles : ” J’étais bon
à l’école. Mon père, pour me récompenser,
me dit : “Qu’est-ce qui te fait envie ?” J’ai répondu
: “Une guitare”, parce qu’un piano, je savais bien
que c’était trop cher. J’avais 13 ans. J’ai appris seul,
en trois mois. J’ai composé une chanson. Je me suis senti
bien avec les mots. ” Ses chansons ou lui, c’est du pareil,
du simple, tendre et fort : ” Tout est déjà
là / Dans l’ombre des choses / L’amour qui viendra /
Les départs, les attentes / Tout est déjà
là… ” (La Valse d’un jour, 2000).

Testa, depuis longtemps, promène ses chansons un peu partout
en Italie, et surtout en France. Il se dit artisan, se tient
à distance des médias, bénéficie
d’un bouche-à-oreille chaleureux, et ça lui suffit.
Il va, en solo ou en quartette, de festival en petite salle,
parfois même à Paris, chanter pour son public et
lui parler. Il arrive sur scène d’un pas lourdaud, s’étonne
de les voir tous là au rendez-vous. Il se met à
chanter, à lire un poème (d’Erri De Luca, on y
reviendra…), à raconter une histoire de lune et
de gare, écrite au millimètre près, à
interpréter tout doux Les Forains, de Léo Ferré,
à se souvenir d’une anecdote. Il a 15 ans. Un ami lui
fait écouter une chanson alors interdite en Italie, interprétée
par un certain Fabrizio De André. Les paroles sentent
le soufre, le rythme est impossible. Ça plaît aux
jeunes rebelles. Gianmaria prend son souffle, entame…
Le Gorille, de Georges Brassens, version italienne. La salle
jubile. C’était à Lyon, en octobre dernier. Un
vrai moment de connivence.

Le compositeur reste un homme de la campagne. Il a les pieds sur
terre, mais la tête dans les nuages, là où
s’envolent des mélodies de mots. Il a grandi un peu sauvage
dans les années 70, a refusé toute violence militante,
et s’est enraciné dans le quotidien, l’ordinaire –
travail, famille, amis. C’est là qu’il puise les petites
choses qui composent son répertoire, un répertoire
qui est aussi une façon d’être, de penser la vie.
Le cheminot se nourrit autant de littérature que de musique,
de rêves que d’harmonies. Se mêle alors à
la conversation un tas de noms venus d’ailleurs, un tas de lectures
et de balades : Agota Kristof, la romancière hongroise
qui écrit en français – ” Je suis incapable
de cela ! ” ; Jean-Claude Izzo, l’Italo-Marseillais, auteur
de Total Khéops, dont le héros, Fabio Montale,
écoute en boucle les disques d’un certain Gianmaria Testa
(ils ne se connaissaient pas encore !) ; les écrivains
antifascistes, Cesare Pavese et Beppe Fenoglio, originaires
comme lui du Piémont ; Paco Ibañez et Marc Perrone,
ses copains de tournée ; Leonard Cohen, Léo Ferré,
Bob Dylan, ” les repères, les illustres ” ;
et puis ” le génie de la langue française
“, Brassens. Brassens, ” l’ami ” que Testa n’osa
jamais rencontrer, l’artiste vrai : ” Un artiste, c’est
celui qui change l’univers autour de vous. Il regarde le monde,
sait l’interpréter. Le rap m’ennuie énormément,
il y a trop de mots. Pour moi, Tom Waits, Arthur H ont ouvert
des portes. Moi, je n’ai rien inventé. Je suis le sillage
de mes chansons. J’écris des musiques, et je ne sais
pas si elles sont jazz, blues ou latino. Elles sont là.
J’aurais aimé pouvoir écrire les silences. ”
Il se tait. Sa guitare prend le relais.

Celui qui ne se dit pas poète aime la chanson parce qu’elle
est populaire. ” Une chanson, c’est un peu de poésie
sur les lèvres des gens, même s’ils l’ignorent.
Je compose texte et musique ensemble. Ça me prend comme
ça. Une émotion, une image. Ce sont des instants.
J’essaie de les saisir. Je prends ma guitare. Les mots et la
mélodie me travaillent, m’appellent. Je cherche. Puis
je laisse passer. Je n’écris rien. Souvent, j’oublie
tout. Si je n’ai pas oublié, je reprends. Et là,
deux voies possibles : ou j’ai honte de tout ce fatras, ou je
revis l’émotion première. Commence alors le labeur
: élaguer, laisser respirer les mots, les silences. ”
Testa ne se laisse pas piéger par le temps. Rien ne presse
le pacifique rebelle, surtout pas une maison de production…
” Une bonne chanson, c’est une chanson qui me représente,
qui me va “, dit-il tout bonnement.

Le soir, repas en famille, dans la cuisine. Le vin des coteaux
voisins est d’un rouge grenat. On aimerait refaire le monde,
on ne fait que passer en revue tous les maux de la terre. La
guerre ; le travail qui aujourd’hui semble n’avoir plus de sens
pour les jeunes ; les nuits à la gare, seul, à
regarder les trains s’en aller ; la télé, la presse
qui servent de la mauvaise soupe : ” Vous faites un métier
imbécile ! ” lâche-t-il avec ferveur, et tous
on éclate de rire ; la peur de l’avenir qui s’insinue
; la trop grande production de disques, mais pas de livres :
” Un livre, ça ne hurle pas ! ” ; l’éducation
des enfants : ” Où me suis-je trompé avec
mes fils aînés ? J’aimerais les convaincre d’aller
voter au printemps. Mais je ne suis pas sûr d’y réussir.
Faire barrage à Berlusconi, c’est aujourd’hui voter démocratie
chrétienne. Il y a vingt ans, jamais je n’aurais imaginé
cela. Ce que nous avons en commun, en Europe, c’est le malaise
politique, l’hypocrisie de gauche comme de droite. Je m’en veux
de ne pas avoir trouvé d’alternatives. Mais je ne suis
pas dans le militantisme, je cherche juste un peu de cohérence.

Le lendemain matin, un lourd silence câline les coteaux moutonneux
: la neige. Opulente, gracieuse. Elle enveloppe la gare de Cueno,
efface les rails, rend les trains soyeux. On donne une poignée
de main aux collègues cheminots, eux nous font une leçon
de choses sur les panneaux lumineux – là un tunnel,
une station, un passage à niveau. Ça clignote
non-stop. C’est du sérieux. Plein de bonne volonté,
on admire, mais on n’y comprend pas grand-chose. Ça les
fait rire… On poursuit la route (savonneuse) jusqu’à
l’Opéra de Turin, où ont lieu les représentations
de Quichotte et les Invincibles (1). Chisciotte e gli Invincibili
(en VO, cela chante mieux) tourne en Italie pour la deuxième
année. C’est un ” non-spectacle “, terme revendiqué
par les trois acolytes : le chef de gare, l’écrivain
ex-maçon Erri De Luca et l’ange de la clarinette jazzy
Gabriele Mirabassi. Quichotte – ni concert ni théâtre
– est une parlote entre amis, qui mêle histoire
écrite et racontée par le ” non-comédien
” De Luca, poèmes lus ou mis en musique et chantés
par Gianmaria Testa, et décollages musicaux assurés
par Gabriele Mirabassi. Sur la scène, une table de bois,
quelques chaises et du vin. Un dispositif des plus simples qui
est l’exacte réplique de la cuisine d’Erri De Luca (et
de sa table, fabriquée de ses mains, il y tient).

Testa, avide lecteur, découvre les livres de De Luca, Tu, mio,
et Trois Chevaux, d’abord en français, puis en italien.
” J’ai été bluffé par son écriture,
sans appel. ” Lors de ses concerts en solo, et sans connaître
encore l’auteur, il se plaît à lire l’un de ses
plus forts poèmes, ” Valeur ” (2) : ”
J’attache de la valeur à toutes les blessures. / J’attache
de la valeur à savoir où se trouve le nord dans
une pièce, quel est le nom du vent en train de sécher
la lessive… ” Un jour, ils se rencontrent simplement.
Gianmaria demande à Erri de lui écrire un texte.
Silence. Trois mois plus tard, ils se retrouvent à table,
dans la cuisine de l’écrivain, avec du vin et le texte
du Quichotte.

Dans les coulisses, fromage et jambon, gressins et vin. On laisse
la parole à Erri De Luca : ” On chante les invincibles,
non pas ceux qui gagnent toujours, mais ceux qui jamais ne se
laissent abattre par les défaites. Le plus invincible
de la littérature, c’est Quichotte. Son héroïsme
géant, c’est d’ignorer le ridicule. Il va. Nous ne sommes
pas des artistes engagés. Nous sommes des hommes qui,
de temps à autre, prenons des engagements. Nous ne nous
mettons pas à l’abri de l’ombre glorieuse de Quichotte.
Nous serions plutôt Rossinante, sa jument ! Une bonne
cause nous tombe sur l’épaule et nous oblige à
aller de l’avant. ” Les Invincibles d’aujourd’hui, dans
la lignée du chevalier errant, ce sont les hommes sans
pays, les ” migrateurs “, ceux qui traversent le monde
à pied et rêvent de liberté ; ce sont les
poètes – le Turc Nâzim Hikmet, le Bosniaque
Izet Sarajlic… –, leurs écrits et cris de
colère. Qui disent tout de la vie, beauté et guerre,
douceur et misère, loyauté et injustice.

>Gianmaria Testa et Erri De Luca, les invincibles, ont un engagement sur
les épaules, leur ” non-spectacle “. Ils chantent,
bouleversent, rient, charment, boivent, improvisent, complices.
Erri De Luca : ” Ça sert à quoi, Quichotte,
aujourd’hui ? A donner l’envie de faire un pas en avant, à
sortir de la ligne, à dire non, même seul, sans
crainte du ridicule. On est à table, on se tient compagnie
avec des histoires. Notre pacte : amis avant, pendant et après
l’aventure Quichotte. Toute interruption d’amitié fait
sauter les représentations. ” (envoyée spéciale
en Italie)

MARTINE LAVAL

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TÉLÉRAMA

, 22 octobre 2003
“Gianmaria Testa – ALTRE LATITUDINI”
par Anne – Marie Paquotte On plonge dans certaines œuvres, livresque, musicales,picturales comme on plonge dans certaines marées tout entier. Les sens, l’intelligence, la connivence, tout est convié à ces rares rendez-vous- une petite toile de Botticelli, un à-pic dans l’île de Bréhat, le dernier bouquin de Nick Toshes… Le nouveau Testa appartient à ces « autres latitudes ». Après le minimalisme acoustique de sa Valse d’un jour , il y a deux ans, l’Italien y revient à ses amours de cordes et des cuivres,d’échos latinos, de tempos jazz, de ballades élégantes. Les instrumentistes qui l’entourent déploient sans ostentation une musicalité étincelante. SA voix s’y love pour chuchoter amours et ailleurs, partage et pluie, fleurs d’hiver et lucioles d’été. Beautés italienne traduites en français par le livret, mais fermez d’abord les yeux pour laisser à ces instants suspendus leur propre langage, mystérieusement intime,où mélancolie et gaieté vibrent de concert,et font vibrer.

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KAOS SPIN THE GLOBE

17 February 2004
ALTRE LATITUDINI “A smoky Italian nightclub for your ears” “ It begins with breathing, a rhythm barely articulated that grows into “I prefer it like that”, a song about moments “without too much noise/ as when one is alone/ in a doorway waiting for the rain to stop.” His low voice dripping with romance, longing, and maybe just a little joy, Gianmaria Testa enchants on this CD. The minimal arrangements – guitar with some accordion here, some whimsical horns there – leave his whisper – singing to work its magic on your heart. English translations are provided, but unnecessary to convey the weight of emotion and experience Testa brings to his music. Not just for Italians or world music lovers, this is a smoky Italian nightclub for your ears. ”
Scott Allan Stevens

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WORLD MUSIC SONG LINES

February 2004
“Altre Latitudini” (Other latitudes) “Subtle songs of love from Italy. Other latitudes could be a perfect title for a world music compilation, but this new album from Italian singer – guitarist Gianmaria Testa is no such patchwork. It’s a mature and consistent recording, based on thought-provoking lyrics, evocative love songs and melodies that sounds like they’ve been distilled from the Piedmontese rain. The lyrics, in Italian, are thankful translated in the accompanying booklet, since an understanding of the words helps you savour this almost entirely acoustic map of the heart. At the core of the music is Testa’s acoustic guitar, rough yet tender voice and unassuming attitude. He displays a passion for ballads and a delicate ability to borrow the right flavours fom jazz (‘Dentro al cinema’), the Carribean (‘Sei la Conchiglia’) and Oriental sounds (‘Tuareg’). For his fifth recording, he has joined forces with long-time friend, reed player and arranger Piero Ponzo, with whom he created his best album, Montgolfières (1995 on Label Bleu, though recently re-edited by Harmonia Mundi). Ponzo provides arrangements for a variety of ensembles drawn from the dozen or so (mostly jazz) musicians featured, ranging from touching duos to the skilful horns- and – strings octet of the title track. A rare gem is the calm dialogue of Testa’s voice and guitar with the piano of Rita Marcotulli on the Neapolitan composition ‘A Star’ by Fausto Mesolella. The latter also contributes two lyrical electric – guitar solos and, like the rest of the soloists, he’s clearly inspired by Testa’s melodies and the powerful rhythmic support of Enzo Pietropaoli (bass) and Philippe Garcia (drums).
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TIME OUT

15-22 January 2004
GIANMARIATESTA –ALTRE LATITUDINI (Le Chant du Monde ; France) “ Gianmaria Testa’s gravelly, nicotine infused voice often reminds listeners of legendary cabarettista Paolo Conte. Both hail from Italy’s northwestern Piedmont region, and both write timeless, bittersweet songs drawing on a sophisticated palette of sounds, including tango blues and bossa nova. But where Conte’s muse is baroque and exuberant, Testa’s work is resolutely intimate, as insidious as a twilight fog and as beguiling as the touch of silk. Testa’s fifth album, Altre latitudini (Other latitudes), serves up a program of the haunting, highly personal songs that have won him a cult following in Europe. Among its highlights: “Na stella”, in which Testa’s velvety, whispered vocal and the impossibly gorgeous playing of pianist Rita Marcotulli quietly conjure up images of the sea and the night sky. Marcotulli and trumpeter Enrico Rava bring a wistful touch to the disarming ballad “Nient’altro che fiori” while Testa’s seductive growl and Enzo Pietropaoli’s sassy double bass reveal the roguish undercurrents in “Dentro al cinema”. Altre latitudini’s top-notch session musicians also include Piero Ponzo and Gabriele Mirabassi (both on clarinet) and David Lewis (trumpet), with Fausto Mesolella’s electric guitar adding a luscious wash of wah-wahs and a bluesy twang to Testa’s customary acoustic arrangiaments (“Tuareg”, ”Voce da combattimento”). Still, there’s something about the simplicity of guitar and melodica (as on “Potrai”) that best shows off the earthy warmth of this extraordinary artist, whose smoky tones and beautifully crafted melodies always find their way straight to the heart.”
Marion Lignana Rosenberg
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GLOBE & MAIL

18 March 2004
Altre Latitudini – Gianmaria Testa
Le Chant Du Monde >> “He’s been called the Italian Leonard Cohen, and given the quiet intensity, hushed gruffness of voice and romance of image, the comparison is apt. Consequently, it’s no surprise that it was France, not Italy where the songwriter was first embraced some eight yars ago, given much of his music inhabits the same emotion-drenched, nostalgia-tinged landscape of many a French chanteur. Five CDs later, it seems that Italy and much of the rest of the world is catching on. Altre Latitudini (Others Latitudes) is a departure from the singer’s last guitar/voice-only recording; while still primarily acoustic, it features a range of styles and instrumentation. As for the location of these latitudes, they’re not so much geographical or musical as they are points of reference for poet’s soul.”
Li Robbins
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AVUI

25 marzo 2004
“La Ilunyana Itàlia” “Com tots els entusiastes de la cançó europea, Joan Isaac advertia fa quatre dies al TNC de la immensa distància que existeix entre Catalunya i Itàlia. És cert que, musicalment parlant, Londres o Clifornia són més a l’abast del consumidor que l’altra banda dels Alps. Gianmaria Testa, cantautor italiàno de 45 anys, natural del Piemont i autor de cinc discos, actuava per primer cop a Barcelona superant les muntanyes i el desconeixement general de la seva existència. Malgrat ser un desconegut per a la gran majora, L’Espai va a mostrar una interessant entrada, amb prolifaració de rostres coneguts com Jabier Muguruza, Marina Rossel i Paco Ibáñez. L’ocasió no es podia desaprofitar. Testa és l’hereu natural de la cançó d’autor italiana. Presentava l’album Altre latitudini, però el cantautor també va a fegir-se al càracter extraordinari de la sva presència a Barcelona per treure del bagul un pom dels millors temes de la seva carrera. Les cançons de Gianmaria Testa són delicades. Cançons interpretades amb veu molt italiana, profunda i lleugerament trencada, que de vegades sembla recitar més que cantar. El músic italià va repassar un parell de peces populars com a manifest contra la guerra i va guanyar punts, ritme i swing quan va sortir a l’escenari el saxofonista i clarinetista Piero Ponzo. Sense oblidar els referents americans, especialment en el ritme de la guitarra, Testa va voler acabar el concer homenatjant Paco Ibáñez amb la interpretació del poema de Machado Itinerario galante. Un detall que esperem que es repeteixi més sovint, encara que només sigui per higiene musical. ”
J.M.Hernàndez Ripoll
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EL PAIS

23 MARZO 2004
« CANTO AL TREN » Se descorre el telón y èl ya està allì, sentado en un taburete de bar, guitarra acústica en bandolera, como si hubiera estado esperàndote todo el rato. Vestido de oscuro, con americana. Bigote morsa, cabellera escarola cenicienta que deja al descubierto una frente clàsica de progre, ese tipo de progre tan poco del agrado del exigente Aznar (“Good bye Ansar! Good bye Lenin!”). Gianmaria Testa (Cuneo,Italia,1958) cantautor de afición convertida en oficio, ferroviario de oficio convertido en afición. Testa pertenece a esa curiosa estirpe de cantautores del norte de Italia que ejercen una profesión paralela que nada tiene que ver con la escena. Paolo Conte es abogado en Alessandria, creo recordar que Giorgio Gaber tambièn lo era y Enzo Jannacci ejercìa –quizà todavìa ejerza, le perdì la pista- la medicina pùblica en Milàn. Gianmaria Testa, simenoniano, ve pasar trenes desde la estación de Cuneo, de la que es empleado. Mientras, compone canciones de vidas que en los trenes se cruzan y se alejan (“…vers mon oubli” precisaba Brassens). ”Le donne nelle stazioni/le donne c’è sempre qualcuno che le aspetta”. (“Las mujeres en las estaciones/las mujeres siempre hay alguien esperàndolas”), canta Testa. Media entrada en L’Espai de la Travessera de Gràcia, el domingo pasado, pùblico progre de media edad. Paco Ibàñez, junto a la puerta, vocifera excitado ante un grupo: ”A la mierda, joder!, aunque puede que me confunda y eso lo dijera otro cantautor en otra circustancia. Volviendo a Testa, el hombre se presenta con humildad. No habla castellano, nì catalàn, se excusa, pero cree que si habla despacio en italiano se le entenderà. Habla muy despacio y, en efecto se le entiende todo. Arranca: “Dentro alla tasca di un qualunque mattino/dentro alla tasca ti porterei/nel fazzoletto di cotone e profumo/nel fazzoletto ti nasconderei”(“En el bolsillo de una mañara cualquiera / en el bolsillo yo te llevarìa/ en el pañuelo de algodón y perfume / en el pañuelo yo te esconderìa”). Testa canta a los aviones, a los globos aerostàticos, al coche, a los amantes que se besan en los puentes de Roma y a la ciudad largha. “E così lunga la città/ che in questa nebbia che viene giù/ ti sembra che svaniscano le case/ soltanto noi restiamo ancora qiu/ seduti ancora un po’/ ad aspettare”. (“Es tan largha la ciudad/que en esta niebla que baja /te parece como si las casas se desvanecieran/solo nosotros estamos aùn aquì/sentados un rato/esperando”). Testa es un tipo sincero que va contàndote sus cosas sin prisas. Habla con propriedad, pesando las palabras, sin forzarlas munca, màs bien acariciàndolas. Aludes con ironìa de perdedor a lo mucho que le gustarìa que en Italia ocurriera lo mismo que aquì (“Good bye Berlusca!!”) y sigue contando sus historias de trenes, como la de aquella pierna ortopèdica encontrada en los objetos perdidos y pasó a recogerla un cojo, el cual, al probàrsela, se excusó ante el eficaz funcionario: “Lo lamento, pero no es la mìa”. Pobres trenes : necesitan con urgencia que alguien les cante. Ahì està Testa, con su voz ronca a lo Paolo Conte, aunque la comparación, acaso por demasiado obvia, no gusta demasiado a los seguidores de Testa. Por el contrario, a mì me parece un referente inmejiorable : como Conte, Testa màs que cantar, explica situaciones, escribe autènticas crònicas en mùsica. Fred Buscaglione tambièn lo hacìa, metiendo de por medio la novela negra (Che bambola!) : esa referencia, al parecer, sì complace a los testistas. Crónicas sencillas, metidas dentro de valses, tangos, blues, habaneras y baladas. La melancolìa solitaria del clarinete o el saxo (excelente Piero Ponzo) concede al discurso una densidad pocas veces escuchada. Si hubiera que poner un simil autoctono, serìa como si un cuento de Millàs habitara en una cancìon de Paco Ibañez. A quien por cierto Testa, que es amigo suyo, homenajea en la tanda de bises con una cancion popular española que èl le enseñó. Luego Testa le dedica “Come le onde del mare”, que a mì, serà por el ritmo acelerado, porque Paco està implicado o por lo que sea, me recuerda el”A galopar, a galopar hasta enterrarnos en el mar!”. Los caballos en las pelìculas a menudo persiguen trenes. Se despide Testa con una versión sensacional de BELLA CIAO, el himmo clàsico de la izquierda italiana, convertido en lo que verdaderamente es: una despedita triste de una partisana que pide ser enterrada en la montaña, a la sombra de una bonita flor. A la salida, Paco, que a estas horas galopa ya a rienda suelta, sentencia: “El 20-N murió Franco, pero hemos tenido que esperar al 14-M para enterrar al franquismo”. Toma ya. A galopar, sì, mientras nos quede resuello. O a subirse a un tren para emprender el viaje a toda màquina. Definitivamente, hay que devolver a los trenes la condición humana que nunca debieron perder. Nadie como Testa puede ayudarnos en ese cometido.
Augustí Fancelli
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NACHRICHTEN

– NÜRNBERG
23 aprile 2004-06-29
“Der TagesTipp Tiefsinnig” “Mit seiner Künstlerkarriere hat sich Gianmaria Testa Zeit gelassen. Der 1958 im norditalienischen Piemont geborene Chansonnier machte schon als Kind Musik und brachte sich selbst das Gitarrenspiel bei. Bei der Jobsuche entschied sich der Italiener jedoch für die Staatsbahn und wurde Bahnhofsvorsteher statt Berufsmusiker. Erst im Alter von 38 Jahren veröffentlichte Testa sein erstes Album “Montgolfières„. Teils melancholisch und manchmal mit einem Hauch von Ironie ist der Liedermacher in seinen Songs der Poesie des Alltags auf der Spur. Ihn interessieren die kleinen , oft ?bersehenen Dinge des Lebens, die sich hinter den großen Katastrophen verstecken. Testa paart tiefsinnige Texte mit einer von Tango, Bossa Nova und Jazz beeinflussten Musik und kreiert daraus einen Hörgenuss, der nicht nur bei eingefleischten Italienfans Emotionen weckt.“
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AMSTERDAM

20 febbraio 2008
“Ik schrik nu van Italië”Olanda